Avertissement : la version du tableur disponible sur cette page annule et remplace celle publiée le 27 juin 2025, afin de corriger une erreur sur le dénombrement des exploitations en 2020 dans les tableaux 41A à 41F et 60A à 60F, conformément au code des bonnes pratiques de la statistique publique. Les effectifs 2020 comptabilisaient à tort les microexploitations censées être exclues du calcul. Les chiffres 2023 de ces tableaux sont corrects et inchangés.
L’enquête sur la structure des exploitations agricoles (ESEA) est l’opération statistique menée entre les recensements agricoles pour suivre l’évolution de la structure des exploitations agricoles. Elle a lieu tous les trois ans entre deux recensements agricoles. L’enquête ESEA 2023 est donc la première après le recensement agricole de 2020 et porte sur la campagne agricole 2022-2023.
L'enquête sur la structure des exploitations agricoles 2023 a été cofinancée par l'Union européenne.

Synthèse
En 2023, on compte 349 600 exploitations agricoles en France métropolitaine d’après l’enquête « Structure »,soit une baisse de 3,6 % par an depuis 2020, contre 2,3 % ar an en moyenne entre 2010 et 2020. Cette accélération s’explique principalement par le recul du nombre de microexploitations, en particulier de celles détenues par des retraités de plus de 67 ans, désormais exclus du bénéfice des aides de la Politique agricole commune (PAC) car ne répondant pas au critère d’agriculteur actif1.
Pour pouvoir analyser les évolutions depuis 2020, cette publication se concentre sur les 273 400 exploitations restantes de France métropolitaine, de taille économique plus significative. Leur nombre diminue à un rythme plus modéré de 1,7 % par an, comme depuis 2010. Parallèlement, leur taille moyenne continue d’augmenter pour atteindre 93 hectares en 2023, contre 89 ha en 2020. Les exploitations de 200 hectares ou plus progressent rapidement (+ 2,8 % par an), représentent une exploitation sur dix et concentrent un tiers des surfaces agricoles. À l’opposé, les fermes de 25 à 75 hectares reculent fortement (- 3,9 % par an), tandis que celles de 125 à 200 hectares se maintiennent.
Dans le secteur de l’élevage, la taille moyenne des cheptels poursuit sa croissance, atteignant 155 UGB2 en 2023 contre 151 en 2020. Les effectifs moyens progressent notamment pour les bovins laitiers, les poules pondeuses et les poulets de chair, tandis que les élevages porcins enregistrent une diminution.
La baisse du nombre d’exploitations est plus marquée dans les spécialisations animales (- 2,8 % par an) que dans les spécialisations végétales (- 0,8 %). La filière bovins mixte connaît un recul particulièrement fort (- 11 % par an), alors que les élevages d’ovins, de caprins et d’équins se maintiennent. Seule la spécialisation maraîchage-horticulture progresse, avec environ 300 fermes supplémentaires par an. La viticulture, l’arboriculture et les grandes cultures poursuivent leur baisse tendancielle. En 2023, près de la moitié des exploitations sont tournées vers la production végétale, 38 % vers la production animale, et un peu plus d’une sur dix relèvent de la polyculturepolyélevage.
Sur le plan de l’emploi, 608 900 personnes travaillent de manière permanente dans les exploitations. En ajoutant les travailleurs saisonniers ou occasionnels, cela représente un volume de 591 800 équivalents temps plein (ETP). Les exploitants et leur famille restent majoritaires, mais sont moins souvent à temps complet (75 % en 2023 contre 79 % en 2020). À l’inverse, les salariés permanents non familiaux, plus fréquemment employés à plein temps, voient leur part dans le volume de travail progresser (24 % en 2023 contre 22 % en 2020).
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1. Au sens de la réglementation européenne, un agriculteur est une personne physique ou morale ayant une exploitation et exerçant une activité agricole. À partir de 2023, pour bénéficier des aides de la PAC, il doit être un agriculteur « actif ». Ce critère est satisfait à condition que l’agriculteur soit affilié à l’Atexa, l’assurance accidents du travail/maladies professionnelles obligatoire gérée par la MSA, et qu’il n’ait pas fait valoir ses droits à la retraite s’il a plus de 67 ans. Dans le cas des formes sociétaires, l’exploitation est réputée satisfaire ces conditions dès lors qu’au moins un des associés les remplit (et donc considéré comme « actif »). Ces conditions visent à garantir que les bénéficiaires de la PAC aient une activité agricole minimale et à éviter le cumul de ces aides avec les droits à la retraite après 67 ans.
2. UGB : unités de gros bétail (voir définition p. 5).